La quête du silence : reportage à Poissy

L’Association des journalistes d’information sur les religions (Ajir) décerne pour la première fois mercredi 7 juin 2017 le prix « Religions/Jeunes journalistes », destiné aux étudiants en écoles de journalisme. Si elle vise à intéresser les futurs journalistes aux questions religieuses, l’initiative cherche surtout à interpeller les écoles, qui font encore majoritairement l’impasse sur le sujet.

  • En savoir plus sur ce prix « Religions / jeunes journalistes » :
    => Lire l’article de la Croix <=
    « Le fait religieux, grand oublié des écoles de journalisme »

Reportage sur la quête du silence

Pour concourir à ce premier prix « Religions / jeunes journalistes », Florent Vairet a choisi d’aller à la découverte d’une retraite spirituelle pour mieux comprendre ceux qui choisissent de passer quelques jours à l’écart, en quête de silence. Il a posé son micro à Poissy, au Foyer de Charité de la Part-Dieu :

 

L’EXPRESS a testé une retraite spirituelle

La rédaction de l’hebdomadaire « l’Express » a voulu tenté l’expérience d’une retraite spirituelle. Une de ses journalistes est venue tester la proposition phare des Foyers de Charité. Elle raconte son itinéraire…


En vogue, les retraites spirituelles permettraient de faire une pause pour prendre le temps de penser à soi et se ressourcer. Notre journaliste Psycho, Leslie Rezzoug, a tenté l’expérience.

Lorsque nous avons évoqué, il y a quelques semaines, l’idée d’une retraite spirituelle à la rédaction, j’imaginais qu’il s’agirait pour moi de partir au soleil me reposer et méditer avec l’aide d’un gourou new age ou d’une coach en développement personnel. En faisant mes recherches, je me suis rendu compte qu’à côté de cette offre bien réelle, il existait des retraites d’un genre différent, focalisées sur le bien-être mais aussi sur une réflexion personnelle.

« Venez à l’écart et reposez-vous un peu ». C’est ce que propose le Foyer de Charité de ….

=> Lire la suite et découvrir le récit de cette expérience <=

Une retraite ? C’est vital pour lui !

Pierre-Louis n’imagine pas laisser passer douze mois sans faire l’expérience d’une retraite spirituelle dans un Foyer de Charité. Chaque année, il plonge et il adore ça !

Témoignage vidéo

LES ECHOS : « Ils ont choisi la voie du silence »

Le supplément week-end du journal « Les Echos » a choisi de s’interroger sur l’intérêt croissant pour les retraites spirituelles aujourd’hui. Le silence est devenu un luxe rare, recherché.

Dans ces pages, retrouvez l’expérience de retraites dans les Foyers de Charité au coeur d’un dossier spécial publié dans l’édition du 27 janvier 2017 :

LIRE le dossier spécial des Echos sur les retraites spirituelles

LE PARISIEN « Spiritualité : vive la retraite ! »

Le quotidien « Le Parisien / Aujourd’hui en France » publie un dossier spécial sur les retraites spirituelles

(Edition du 15 août 2016) LE FAIT DU JOUR : Cet été, les Français s’occupent de leur âme. Ils tentent de plus en plus l’expérience d’un séjour coupé du monde.

Le village des pruniers, plus gros monastère bouddhiste européen, réparti dans quatre hameaux près de Bordeaux (Gironde), affiche complet pour l’été. A l’abbaye bénédictine de Ligugé (Vienne), le nombre de « retraitants » est passé de 1 500 par an en 1980 à 4 000 aujourd’hui. Les Foyers de charité, qui se consacrent à 100 % à l’accueil des visiteurs dans les règles chrétiennes, vont accueillir au moins 50 000 personnes cette année dans leurs 78 foyers dans le monde.

Cette organisation catholique, qui fête cette année ses 80 ans, vient de mener une étude sur le profil de ceux qui passent dans ses murs. Résultat : il change. « Ce ne sont plus uniquement les grenouilles de bénitiers, mais également des personnes qui traversent une période difficile ou des curieux, qu’ils croient ou pas », explique Honorine Grasset, des Foyers de charité.

Ce qui fait du bien à ces « touristes spirituels », de plus en plus nombreux ? Rompre avec la cadence trépidante de tous les jours, « comme un hamster qui tourne dans sa roue », précise Honorine Grasset. Sans oublier les tarifs pratiqués, très modiques, parfois autour de 15 € la nuit. Et puis, il y a le silence, la possibilité de faire des rencontres inédites, de s’écouter, d’être face à soi-même. Et de réfléchir au monde tel qu’il va.

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TEMOIGNAGE : Damien rêvait d’une pause

« Je me suis assis , jeudi, trois quarts d’heure sur le parapet pour admirer la vue de la vallée qui s’étend au pied du monastère. Ne rien faire, admirer, un luxe que je ne m’étais plus permis depuis je ne sais plus quand… », rapporte Damien, qui a achevé ce vendredi une semaine avec sa femme et ses deux filles de 3 ans et 1 an et demi dans le Foyer de charité (…).

Et il en est ravi. « Je me sens épanoui. Ce séjour m’a fait du bien », explique ce consultant industriel de Saumur. A 37 ans, il a choisi de passer pour la première fois une partie de ses congés en retraite spirituelle, « sans être pratiquant, ni croyant », insiste-t-il.

C’est Julie, son épouse, catholique et habituée du lieu, qui lui a donné l’envie. « Elle partait sans moi et revenait chaque année lumineuse », sourit-il. Et le couple a vécu ces derniers mois intensément : construction de leur maison, naissance de leur deuxième fille… Damien souhaitait une pause : « Je me suis souvenu d’étés, adolescent, perdu en pleine nature en Vendée. Je voulais retrouver ça. Le silence, de vraies vacances. »

Alors, la règle de la communauté, sans parole lui a plu. « On entend la nature, le bruit des pas, les fourchettes, des choses simples. » La communion avec les autres par quelques chuchotements ou un regard est « une expérience à vivre », selon lui.

Si le site est splendide, Tressaint « n’est pas un hôtel de luxe », précise Damien. Les conditions d’accueil sont simples, la famille a apporté draps, serviettes… mais, et ce n’est pas le cas dans toutes les retraites catholiques, ici, les couples mariés dorment ensemble. Ils ont aussi profité de leurs enfants au moins deux heures par jour. Le reste du temps, des bénévoles gardent les 0-9 ans. « Etre déchargé des contraintes du quotidien est très agréable pour de jeunes parents », confie le papa.

Cet athée a même pris goût aux enseignements où l’on commente la Bible, « une partie de notre culture que je connaissais mal ». Il a même apprécié le « chapelet » qui, de l’extérieur, a tout l’air d’une punition d’écolier. A 18 heures, c’est le moment où l’on récite cinquante fois d’affilée le « Je vous salue Marie ».

A noter qu’il existe des retraites d’un week-end ou de six jours pour les jeunes, les couples ou les familles. La participation aux frais est libre selon ses moyens.

www.lesfoyersdecharite.com.

Le Parisien

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