Création d’une commission de recherches indépendante et pluridisciplinaire

Châteauneuf-de-Galaure, le 9 septembre 2019

 

Bien chers pères et bien chers membres laïcs des Foyers,

Chers amis des Foyers,

En 2018-2019, nous avons été interpellés à plusieurs reprises au sujet du père Georges Finet sans pouvoir vérifier nous-mêmes la véracité des témoignages. L’un d’entre eux, particulièrement douloureux, a été diffusé à la radio et par internet, créant trouble et réactions chez des personnes, en interne comme en externe.

Etablir la vérité est un devoir

Compte tenu du rôle et de la place du père Finet dans l’histoire de notre fondation, nous ne pouvons laisser le doute et le trouble continuer à se répandre dans les esprits et dans les cœurs sans agir. S’il y a quelque chose, nous devons le dire, s’il n’y a rien, nous devons aussi pouvoir l’affirmer. Dans tous les cas, établir la vérité est un devoir que nous avons vis-à-vis des personnes concernées, et une nécessité pour les Foyers de Charité, pour chacun des membres et pour l’avenir de l’Œuvre.

Nous avons bien conscience que le fait même de soulever la question provoquera chez beaucoup une grande émotion. Aussi, nous avons pris le temps avec l’aide du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie de voir comment agir au mieux, dans le respect des personnes. Etant donnée la grande complexité de la tâche, s’est imposée d’emblée la conviction que cela ne pouvait être mené en interne, mais nécessitait l’intervention d’une recherche indépendante.

 

Une commission de recherches, indépendante et pluridisciplinaire

Fort de cet éclairage, avec le Conseil international des Foyers, j’ai donc décidé de confier ce travail à une Commission indépendante et pluridisciplinaire.

C’est Madame Françoise Gaussen – dont le parcours professionnel et ecclésial présente toutes les qualités requises pour cette mission (Titulaire d’un doctorat en théologie catholique, chargée de la gestion de crise au secretariat général de l’enseignement catholique, déléguée épiscopale de Mgr Boffet, Mgr Ricard et Mgr Thomazeau à Montpellier, puis déléguée épiscopale de Mgr Pontier archevêque de Marseille et président de la conférence des évêques de France, où elle a animé la formation sur la protection des mineurs en 2018-2019)qui en assurera la Présidence.

Conformément aux orientations du Dicastère, elle a elle-même composé la Commission avec des experts indépendants (canoniste, historien, psychoclinicien, avocat, spécialiste de la protection des mineurs, des vocations, de pédagogie et théologie pratique…).

 

Mission et calendrier de la Commission

Nous leur avons demandé, au-delà de l’établissement de la vérité sur les faits concernant le père Georges Finet, d’évaluer les mesures prises aujourd’hui par les Foyers de Charité en matière de lutte contre les abus sexuels et les abus de conscience, et de nous faire toutes les préconisations qu’ils jugeraient utiles.

Ce rapport, destiné au Conseil International et au Dicastère, sera remis en mars 2020.

Je m’engage à publier les conclusions de ces recherches.

D’ici cette publication, nous ne ferons pas de communication intermédiaire afin de laisser la Commission travailler sereinement et aller au bout de la mission qui lui est confiée. Pour la mener à bien, la Commission disposera d’un accès libre aux archives et documents. Elle sera également amenée à solliciter des entretiens pour permettre leurs travaux de recherches, dans le respect des personnes.

Une adresse email a été créée ainsi qu’un téléphone dédié, gérés exclusivement par les membres de la Commission.

Coordonnées directes de la Commission :

Ces coordonnées sont ouvertes à tous :

Mail :              commission.recherches2020@gmail.com

Téléphone : 06 46 72 98 10

  

Une dynamique de conversion, avec toute l’Eglise

Pour finir, je voudrais citer le Pape François dans sa lettre aux prêtres envoyée cet été :

« Je suis convaincu que, dans la mesure où nous sommes fidèles à la volonté de Dieu, les temps de purification de l’Eglise que nous vivons nous rendront plus heureux et plus simples, et seront, dans un avenir proche, très féconds. Ne nous décourageons pas ! Le Seigneur est en train de purifier son Epouse et il nous convertit tous à Lui. »

Nous sommes tous invités à nous mettre dans cette dynamique de conversion à laquelle le Saint Père appelle l’Eglise, dans la confiance et l’espérance pour l’avenir. Je nous encourage également à demeurer dans l’action de grâce pour tout ce qui se vit dans les Foyers. Cet été encore, tant de retraites, de rencontres, aux quatre coins du monde, ont témoigné de la fécondité de notre mission au service de l’Evangile, que nous voulons vivre et faire connaître.

Rendons grâce au Seigneur pour tout cela et portons les membres de la Commission dans notre prière.

Que Notre Dame du Foyer nous accompagne et nous garde dans la paix sur ce chemin,

Père Moïse Ndione , Père Modérateur de l’Œuvre des Foyers de Charité

Les Foyers de Charité partenaires du Congrès Mission

Depuis 2015, le Congrès Mission réunit chaque année le dernier week-end de septembre les chrétiens de France. Ils se retrouvent pour réfléchir ensemble à l’évangélisation de notre pays et échanger des moyens concrets de proposer la foi aujourd’hui. L’intuition du Congrès Mission ? Il est urgent que les catholiques proposent la foi autour d’eux… et cela nécessite de se former.

Le Congrès Mission cherche comment « proposer explicitement la foi » dans toutes les réalités de la société française.

 

Les Foyers de Charité sont heureux d’être partenaires de la 4e édition du Congrès Mission qui aura lieu à Paris du 27 au 29 septembre 2019.

Nous vous invitons à vous inscrire et à nous retrouver au Village des Initiatives samedi 28 et dimanche 29 septembre.

Infos / inscriptions

VIDEO : Découvrir les Foyers de Charité en 3 minutes

Cette Œuvre sera le refuge des grandes détresses qui viendront y puiser la consolation et l’espérance. Je veux qu’elle soit un Foyer éclatant de Lumière, de Charité et d’Amour …. 
(Paroles du Christ à Marthe Robin)

Chaque année des milliers d’hommes et de femmes cherchent à se mettre à l’écart du bruit et du tourbillon quotidien de ce monde. Les Foyers de Charité et les retraites spirituelles qu’ils y proposent sont pour eux comme une oasis pour faire une pause dans leur vie, pour se ressourcer…

L’Œuvre naît de l’appel que Marthe Robin, grande figure spirituelle du XXe siècle, a reçu de Dieu de créer ces lieux nouveaux.

Découvrez les Foyers de Charité en 3 minutes :

La foi chez les ados : des collégiens et lycéens témoignent

Sur RCF Drôme-Ardèche, l’émission « Parlons-en » donne la parole à des lycéens de Saint Bonnet de Galaure. Durant deux émissions, ils viennent témoigner que la foi chez les ados existe et qu’elle les aide dans leur quotidien et dans leur chemin de vie.

Six lycéens interviennent, avec le directeur de l’établissement Benoît Murys, et Marie-Jo Frugnac, membre du Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure et responsable de la pastorale.

Emissions diffusées les 18 et 20 janvier 2019 : « La foi chez les ados 1/2 » et « La foi chez les ados 2/2 »

 Parlons en : La Foi chez les ados 1/2

Parlons en : La Foi chez les ados 2/2

Le collège-lycée de Saint Bonnet de Galaure fait partie des établissements scolaires fondés par les Foyers de Charité.

Lien vers le site internet de Saint Bonnet

Les Foyers de Charité cherchent leur responsable de la pastorale des jeunes !

➡Les Foyers de Charité recrutent !⬅

Tu as entre 20 et 30 ans ? Tu cherches un travail au service de l’évangélisation, pour servir le Christ et l’Eglise ?💒🔥

Nous recherchons un(e) responsable de la Pastorale des Jeunes et des Vocations !

CDD rémunéré de 18 mois, début mars 2019.

Envoie ta candidature à Diane Bodard : diane.bodard [AT] lesfoyersdecharite.com

Pastorale Jeunes Vocations Emploi ObjectifMission#Eglise

⚠️ Mets ton énergie, ton désir d’évangeliser et tes compétences au service de l’Eglise, dans les Foyers de Charité ⤵️

 

Des jeunes Haïtiens aux JMJ de Panama avec le Foyer de Charité de Port-au-Prince

La délégation des Foyers de Charité, en provenance d’HAÏTI, participe aux JMJ de PANAMA

C’est avec une joie immense que le groupe emmené par des membres du Foyer de Charité « Sainte Marie », de Port-au-Prince (HAÏTI) a pu décoller pour le Panama, visas en poche…

Quelques photos pour suivre leur participation à ces Journées Mondiales de la Jeunesse (presque) à domicile !

Rencontre internationale des prêtres des Foyers de Charité

Du 7 au 18 janvier 2019, la rencontre internationale des prêtres des Foyers de Charité a rassemblé 86 prêtres en provenance de quatre continents, les membres du conseil international, du secrétariat général, et plusieurs membres laïcs des Foyers.

Ces deux semaines avaient pour objectif d’« interroger aujourd’hui le souffle prophétique et évangélisateur des Foyers de Charité, à travers une communion ajustée et renouvelée, prêtres et laïcs ».

=> Voir l’ALBUM PHOTOS <=

Après un temps d’accueil mutuel, les premiers jours ont été consacrés à la relecture des événements importants de l’œuvre des Foyers.

Puis un séminaire a permis d’éclairer le grand thème de notre rencontre avec des apports en anthropologie, ecclésiologie, ainsi que sur le plan canonique et pastoral.

Pendant 24h, le silence a offert un espace privilégié pour se recentrer sur le Christ à travers la récollection prêchée par Mgr Louis Portella (Congo-Bazzaville), mais aussi durant une après-midi consacrée à la lutte contre les abus dans l’Eglise.

Les dernières journées ont vu émerger de grands chantiers de travail à travers une méthode de « co-construction » originale afin de se projeter vers l’avenir.

Devant la maison où vécut Marthe Robin, à Châteauneuf-de-Galaure

Quelques selfies des « fraternités » de cette rencontre (petits groupes de prêtres ou de laïcs) :

10 février 1936 : récit du père Finet

C’est en 1936 que l’abbé Georges Finet rencontre pour la première fois Marthe Robin, dans la ferme familiale située sur les hauteurs de Châteauneuf-de-Galaure. Cette date est le jour anniversaire de la fondation de ce qui deviendra l’Oeuvre des Foyers de Charité.

RECIT PAR LE PERE FINET :

Permettez-moi de vous dire comment je suis venu ici pour la première fois… 

Alors que j’étais élève au Séminaire Français à Rome, en 1917, un de mes amis, futur prêtre du Prado et bientôt sacré évêque, Mgr Ancel, décédé depuis un an, approfondissait avec moi-même et plusieurs amis le «Traité de la Vraie Dévotion» de Louis-Marie Grignion de Montfort. Nommé vicaire à la cathédrale de lyon en 1925, je réunissais une vingtaine de jeunes gens pour leur faire connaître le «Traité de la Vraie Dévotion».

A la même époque, tout à côté de Fourvière, dans une maison des Dames du cénacle, fondée par la future sainte Thérèse Couderc, une religieuse, appelée Mère Scat, originaire de lille, avait fait prêcher par un prêtre du diocèse, des conférences sur le «Traité de la Vraie Dévotion», le deuxième dimanche du mois, à 15 heures. Et voici que le prêtre qui assurait ces conférences étant tombé malade, la Mère Scat, qui avait entendu parler du vicaire de la cathédrale, envoya quatre membres de son groupe marial à Lourdes, pour demander à Notre Dame qu’il puisse assurer ces conférences à la place du prêtre malade. Leur pèlerinage terminé, elles sont venues me trouver d’un air bien innocent, pour me demander si je pouvais prêcher ces conférences.
«Mais, leur ai-je répondu, je suis très pris par mon ministère de vicaire, je ne peux vraiment pas».
Là-dessus, insistant, elles m’ont dit : «Mais au moins cinq ou six dimanches ?».
Je leur ai dit : «Allez demander à mon curé, le chanoine Gailland».
Celui-ci devait répondre : «Oui».

En fait de 5 ou 6 conférences, elles m’en ont fait prêcher cent, pendant 10 ans de suite, si bien que, plus tard, nommé sous-directeur de l’enseignement libre, devenant responsable des 852 écoles du diocèse de Lyon qui, à ce moment-là, comprenait également le diocèse de la Loire, je continuais à prêcher toujours ces conférences mariales.

Tableau de « Marie Médiatrice » apporté par l’abbé Georges Finet à Marthe Robin

« Il me fut demandé de porter moi-même ce tableau de Marie Médiatrice »

Vers le mois de décembre 1935, une dame qui connaissait bien Marthe devait conduire Mlle Blanck auprès d’elle. Au cours de la conversation, Marthe lui demanda de lui procurer un portrait de la Sainte vierge, de préférence de Marie Médiatrice, pour le placer dans l’école de filles, fondée deux ans auparavant par le curé de Châteauneuf, l’abbé Faure. Mlle Blanck possédait précisément une grande gravure de Marie Médiatrice de toutes grâces. Rentrée à Lyon, elle la fit aquareller et encadrer, ce qui, désormais, en faisait un beau tableau ; mais il fallait l’emporter à Châteauneuf. Sachant que je prêchais des conférences mariales, il me fut demandé de porter moi-même ce tableau.

C’était le 10 février 1936.

L’abbé Georges Finet et l’abbé Georges Faure (curé de la paroisse de Châteauneuf-de-Galaure)

« Marthe Robin, une âme d’élite… »

Arrivé à la cure, je saluai le curé qui me dit : «Voulez-vous voir ma paroissienne?»
«Qui est-ce ?» lui ai-je répondu.«Marthe Robin, une âme d’élite».
«Oh, lui ai-je répondu, je connais beaucoup d’âmes d’élite, parce que je confesse beaucoup de femmes».
«Oui, m’a-t-il dit, mais elle est d’une qualité supérieure».

Si bien qu’à 11 heures et demie, nous montions à la petite ferme où habitait Marthe, avec mon auto, mon tableau et mon curé.

Arrivés chez elle, l’abbé Faure entra directement dans la chambre de Marthe. Pendant ce temps, assise devant la grande table de la cuisine, je voyais Mme Robin, la maman de Marthe, qui préparait le repas de midi. Son père était assis sur une chaise avec un orteil blessé : accident du travail. le curé tardant à sortir, j’enlevai les ficelles, puis les papiers qui enveloppaient le tableau. Enfin, sortant de la chambre de Marthe, l’abbé Faure m’a dit : «Marthe demande que vous apportiez vous-même ce tableau». J’ai cru que j’amenais la Sainte Vierge. En fait c’est elle qui m’amenait auprès de Marthe.
Celle-ci admira beaucoup le tableau et nous fîmes ensemble une prière. Je suis alors descendu déjeuner à la cure, étant bien convenu que je remonterais la voir, à 2 heures de l’après-midi.

Marthe Robin et le Père Finet, fondateurs des Foyers de Charité

« Notre conversation devait durer trois heures de suite »

Je remontais tout seul auprès de Marthe pour «ma visite», à 14 heures, aux premières vêpres de Notre Dame de Lourdes. Notre conversation devait durer trois heures de suite.

Pendant la première heure, Marthe me parla uniquement de la Sainte vierge. J’ai dû constater qu’elle connaissait bien mieux la Sainte vierge que moi qui, cependant, la faisais connaître au cénacle depuis plusieurs années.

Dans la deuxième heure, changeant de ton, elle me parla des événements douloureux et heureux qui allaient se produire. Je passe sur les événements douloureux. voici ce qu’elle me dit sur ces événements heureux. Elle m’annonçait notamment une Nouvelle Pentecôte d’Amour qui serait précédée d’un profond renouveau de l’église, et marquée d’un grand élan missionnaire où de nombreux laïcs s’engageraient dans cet apostolat.

«Mais qui formera ces laïcs ?»
«Dans beaucoup d’endroits, me répondit-elle, notamment dans les Foyers de Lumière, de Charité et d’Amour». Pour la première fois, j’entendais cette appellation. J’ai compris plus tard que la lumière était l’enseignement du prêtre qui devait nous mener à Dieu Amour. Mais pour cela, il faut d’abord pratiquer la charité fraternelle. c’est ce que nous avons résumé, en les appelant : Foyers de charité.

« Monsieur l’abbé, j’ai une demande à vous adresser de la part de Dieu… »

Il était 16 heures… Marthe, me regardant avec assurance, me dit :
«Monsieur l’abbé, j’ai une demande à vous adresser de la part de Dieu : c’est vous qui devez venir à Châteauneuf pour fonder le premier Foyer de Charité».
Dans ma surprise, je lui ai répondu : «Mais, je ne suis pas du diocèse !».
«Qu’est-ce que cela peut faire puisque Dieu le veut !».
«Ah ! excusez-moi, je n’y avais pas pensé ! Mais pour faire quoi ?».
«Bien des choses, me dit-elle, notamment pour prêcher des retraites.»
«Je ne sais pas faire !»
«Vous apprendrez.»
«Des retraites de trois jours ?»
«Non, me répondit-elle, car en trois jours on ne change pas une âme. La Sainte Vierge demande cinq jours pleins.»
«Mais à qui s’adresseront ces retraites ?»
«Pour commencer, à des dames et jeunes filles.»
«Mais, entre chaque conférence, lui ai-je répondu, j’organiserai des carrefours pour que les retraitants puissent échanger leurs impressions ?»
«Non, non, m’a-t-elle dit, la Sainte Vierge demande le silence complet.»
«Comment pourrai-je demander à des femmes de garder le silence pendant cinq jours ?»
Elle me dit : «Mais puisque Dieu le demande…»
«Ah! excusez-moi, je n’y avais pas songé.»
J’ai donc dû accepter.

« Quelle aventure ! »

«Où prêcherai-je ces retraites ?»
«Pour commencer, dans l’école de filles.»
«Est-elle préparée pour cela ?»
«Non, m’a-t-elle dit, il faudra beaucoup l’aménager.»
«Mais qui réalisera ces travaux ?»
«C’est vous-même.»
«Mais avec quel argent ?»
«Ne vous tourmentez pas, la Sainte Vierge y veillera.»
«Comment pourrai-je faire venir des retraitants dans ce village inconnu ?»
«C’est la Sainte Vierge elle-même qui vous les enverra.»
«A quelle date devrai-je prêcher cette première retraite ?»
«Le lundi 7 septembre pour la terminer le dimanche suivant».
«Je ne puis refuser, mais encore dois-je demander l’autorisation de mes supérieurs.»
«Ah oui ! vous devez vous mettre dans l’obéissance.»
Sortant de la chambre de Marthe, je pensais : «quelle aventure ! », mais la foi n’est-elle pas souvent une aventure ?…

« Marthe Robin, elle est d’Eglise ! »

Immédiatement, je quittai Châteauneuf, emmenant avec moi le Père Faure, pour l’accueillir à Lyon à la Direction de l’Enseignement.
Dès le lendemain, 11 février, fête de la première apparition de la Sainte vierge à Bernadette, nous célébrions la messe à Fourvière pour les Foyers de lumière, de charité et d’Amour.
Dans la matinée, j’allai trouver mon supérieur, Mgr Bornet, responsable des écoles chrétiennes du diocèse, qui m’écouta attentivement et me répondit :
«Mon cher ami, vous devez accepter».
Même réponse du vicaire général, Mgr Rouche.
Quant à mon Père spirituel, le R.P. Albert valensin, s.j., professeur de théologie aux Facultés catholiques de Lyon, spécialiste des états mystiques, il m’arrêta dès mes premières confidences : «Marthe Robin, je la connais. Mgr Pic, l’évêque de Valence, m’a conduit auprès d’elle ces derniers temps, et j’ai pu m’entretenir avec elle durant trois heures. Marthe Robin : Catherine de Sienne, elle est d’Eglise. Je serai toujours avec vous pour vous aider, vous soutenir et à l’occasion vous défendre. Marchez !»
Encouragé par cette réponse catégorique, je partis pour Valence rencontrer Mgr Pic, qui m’accueillit les bras ouverts.

« C’est ainsi que je reçus le nom de père… »

Le 7 septembre au soir, 33 retraitantes sont arrivées, dont une cousine du comte de Paris, deux professeurs de Lyon qui devaient rester ici comme premières vocations : Marie-Ange Dumas et Hélène Fagot ; d’autres personnes de Lyon et des environs.
Le 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, tombant un mardi, c’est ce soir-là que l’abbé Faure monta porter la communion à Marthe ; je lui ai demandé de l’accompagner. Au moment où Marthe allait se confesser, car elle portait les péchés du monde entier, son curé s’apprêtant à le faire lui-même, elle l’arrêta et lui dit : «Non, pas vous, mais le Père !» De même pour la communion. c’est ainsi que je reçus le nom de père que je partage aujourd’hui avec tous les pères des Foyers de charité. »

Foyer de Charité de Châteauneuf de Galaure

Les Foyers de Charité d’Europe se rencontrent

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Ils sont arrivés au Foyer de Charité de Courset (Pas de Calais) des 4 coins de France, de la Réunion, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Belgique, d’Italie et de Pologne… En train, en avion, en voiture, en bus, à pied… Pas moins de 200 participants de 20 Foyers de Charité d’Europe se sont retrouvés du 22 au 27 octobre 2018…  le bonheur des retrouvailles !

Quelle joie de découvrir la beauté de cette région sous un soleil chaleureux et de savourer les produits du terroir : bière, tarte au maroilles, carbonades… Vive le Pas-de-Calais !

Parmi les visiteurs de la semaine, le curé de la paroisse, le père abbé de Wisques, le maire de la petite commune de Courset et Mgr Jaeger, l’évêque du lieu, qui a présidé l’eucharistie mercredi, rappelant la place que tenait le Foyer de Courset dans son diocèse. « Les Foyers sont d’Église et pour l’Église… »

La présence continue du Père modérateur, le père Moïse Ndione, celle du secrétariat général de l’Œuvre des Foyers, nous renvoyaient à l’Œuvre tout entière. Les 23 bougies représentant chacun des Foyers d’Europe ont, pendant toute la semaine, entouré l’autel : toutes de tailles différentes mais répandant la même lumière : chaque Foyer rayonne à sa manière, mais tout s’ordonne ensemble.

Ce fut une véritable réunion de famille avec beaucoup de vérité dans les échanges : se réjouir avec ceux qui sont dans la joie mais aussi pleurer avec ceux qui pleurent, toucher du doigt le poids de fidélité et de fécondité de chacun.

Pendant ces quelques 5 jours, un programme riche et intense, qui a commencé en laissant résonner l’appel à la sainteté :

« Je veux, disait Jésus à Marthe Robin dans le Texte fondateur, que tous les membres de l’Œuvre soient des saints ! Qu’ils rayonnent par l’exemple d’une vie profondément surnaturelle… »

Il était bon de réentendre cet appel à la lumière de l’exhortation Gaudete et Exsultate du Pape François :

« N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. »

Les interventions et les échanges étaient axés à la fois sur les 4 orientations votées par l’Assemblée de 2016 et l’actualité de l’Eglise et de nos Foyers. Ils nous permettaient de mesurer et d’approfondir le trésor que nous pouvons offrir au monde, même s’il est porté par des vases d’argile. L’action de grâces, la louange, comme la demande de pardon, étaient au cœur de la rencontre.

«Témoins de grandes résurrections spirituelles, nous ne pouvons pas nous enorgueillir de ces réussites, si ce n’est de vérifier la fidélité à notre charisme. Nous n’avons pas eu peur d’aborder de nombreux sujets, même les sujets difficiles, parce que seule la vérité rend libre, avec l’option préférentielle (qui est celle de l’Eglise) pour les pauvres, les petits, les blessés. »  (Père Moïse)

Cette rencontre a été possible grâce à nos amis de « l’Alliance », que nous remercions d’avoir pris en charge l’organisation en assurant tous les services dans la joie pour nous permettre de profiter au maximum des interventions. Ils étaient  » ce plus grand Foyer » que Marthe voulait et aimait.

« « Etre petit en tout, grand seulement par l’amour ». On a vraiment fait Alliance entre nous, en vivant une véritable communion de prière, d’amitié et de service. J’ai senti ce plus grand foyer qui est en train de naître… » (un membre de l’Alliance)

Nous avons aussi été portés par la prière des élèves de l’École qui avaient préparé un cadeau pour chacun : signet et petite faïence représentant la maison de Marthe.

Merci à chacun pour la joie partagée, pour l’atmosphère fraternelle dans la simplicité et la vérité. Merci à tous ceux qui étaient de cœur avec nous, unis par la prière et l’offrande.

Communiqué au sujet du Foyer de Charité de Baye

COMMUNIQUE au sujet du Foyer de Charité de Baye

suite à l’annonce du Procureur de la République de Châlons-en-Champagne

Ce lundi 29 octobre 2018, le Parquet de Châlons-en-Champagne a publié un communiqué de presse annonçant que l’enquête préliminaire ouverte pour « agressions sexuelles sur mineur de quinze ans par personne autorité », au sujet du père François-Jérôme Leroy, avait été classée sans suite.

« Les nombreuses auditions et investigations n’ont pas permis de retrouver le moindre élément venant confirmer les accusations portées à l’encontre de François-Jérôme Leroy » note ce communiqué.

Cette nouvelle est un immense soulagement, pour lui bien sûr, pour ses proches, et pour les membres des Foyers de Charité.

Nous remercions le père François-Jérôme Leroy et la communauté du Foyer de Charité de Baye qui ont accueilli les mesures de prudence décidées afin de permettre à l’enquête de se dérouler en toute sérénité et de protéger chacun.

Le procureur de la république de Châlons-en-Champagne annonce également sa décision d’engager « des poursuites à l’encontre du couple pour l’infraction de dénonciations calomnieuses ». Nous prenons acte de cette décision et espérons que la justice pourra faire toute la lumière sur ces faits.
Le drame et la souffrance des personnes victimes d’abus ne peuvent en aucune manière être instrumentalisés.

Le Parquet précise que l’enquête sur des faits d’agressions sexuelles commis par le père Michel Blard (décédé en 2014) sur des enfants dans les années 1960-1970 se poursuit.

Nous rappelons l’engagement des Foyers de Charité dans la lutte contre toute forme d’abus et la protection de toute personne séjournant dans nos communautés.

A cet effet, voici l’adresse de la cellule que nous avons mise en place :

Cellule de lutte contre les abus
Les Foyers de Charité
85 rue Geoffroy de Moirans
26330 Châteauneuf de Galaure
Mail : paroledevictime@lesfoyersdecharite.com

Père Moïse NDIONE
Père Modérateur de l’Œuvre des Foyers de Charité

***

ANNEXES :

Communiqué de presse du parquet de Châlons-en-Champagne

Communiqué de Mgr Touvet, évêque de Châlons