La foi chez les ados : des collégiens et lycéens témoignent

Sur RCF Drôme-Ardèche, l’émission « Parlons-en » donne la parole à des lycéens de Saint Bonnet de Galaure. Durant deux émissions, ils viennent témoigner que la foi chez les ados existe et qu’elle les aide dans leur quotidien et dans leur chemin de vie.

Six lycéens interviennent, avec le directeur de l’établissement Benoît Murys, et Marie-Jo Frugnac, membre du Foyer de Charité de Châteauneuf-de-Galaure et responsable de la pastorale.

Emissions diffusées les 18 et 20 janvier 2019 : « La foi chez les ados 1/2 » et « La foi chez les ados 2/2 »

 Parlons en : La Foi chez les ados 1/2

Parlons en : La Foi chez les ados 2/2

Le collège-lycée de Saint Bonnet de Galaure fait partie des établissements scolaires fondés par les Foyers de Charité.

Lien vers le site internet de Saint Bonnet

Les Foyers de Charité cherchent leur responsable de la pastorale des jeunes !

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Nous recherchons un(e) responsable de la Pastorale des Jeunes et des Vocations !

CDD rémunéré de 18 mois, début mars 2019.

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Des jeunes Haïtiens aux JMJ de Panama avec le Foyer de Charité de Port-au-Prince

La délégation des Foyers de Charité, en provenance d’HAÏTI, participe aux JMJ de PANAMA

C’est avec une joie immense que le groupe emmené par des membres du Foyer de Charité « Sainte Marie », de Port-au-Prince (HAÏTI) a pu décoller pour le Panama, visas en poche…

Quelques photos pour suivre leur participation à ces Journées Mondiales de la Jeunesse (presque) à domicile !

Rencontre internationale des prêtres des Foyers de Charité

Du 7 au 18 janvier 2019, la rencontre internationale des prêtres des Foyers de Charité a rassemblé 86 prêtres en provenance de quatre continents, les membres du conseil international, du secrétariat général, et plusieurs membres laïcs des Foyers.

Ces deux semaines avaient pour objectif d’« interroger aujourd’hui le souffle prophétique et évangélisateur des Foyers de Charité, à travers une communion ajustée et renouvelée, prêtres et laïcs ».

=> Voir l’ALBUM PHOTOS <=

Après un temps d’accueil mutuel, les premiers jours ont été consacrés à la relecture des événements importants de l’œuvre des Foyers.

Puis un séminaire a permis d’éclairer le grand thème de notre rencontre avec des apports en anthropologie, ecclésiologie, ainsi que sur le plan canonique et pastoral.

Pendant 24h, le silence a offert un espace privilégié pour se recentrer sur le Christ à travers la récollection prêchée par Mgr Louis Portella (Congo-Bazzaville), mais aussi durant une après-midi consacrée à la lutte contre les abus dans l’Eglise.

Les dernières journées ont vu émerger de grands chantiers de travail à travers une méthode de « co-construction » originale afin de se projeter vers l’avenir.

Devant la maison où vécut Marthe Robin, à Châteauneuf-de-Galaure

Quelques selfies des « fraternités » de cette rencontre (petits groupes de prêtres ou de laïcs) :

10 février 1936 : récit du père Finet

C’est en 1936 que l’abbé Georges Finet rencontre pour la première fois Marthe Robin, dans la ferme familiale située sur les hauteurs de Châteauneuf-de-Galaure. Cette date est le jour anniversaire de la fondation de ce qui deviendra l’Oeuvre des Foyers de Charité.

RECIT PAR LE PERE FINET :

Permettez-moi de vous dire comment je suis venu ici pour la première fois… 

Alors que j’étais élève au Séminaire Français à Rome, en 1917, un de mes amis, futur prêtre du Prado et bientôt sacré évêque, Mgr Ancel, décédé depuis un an, approfondissait avec moi-même et plusieurs amis le «Traité de la Vraie Dévotion» de Louis-Marie Grignion de Montfort. Nommé vicaire à la cathédrale de lyon en 1925, je réunissais une vingtaine de jeunes gens pour leur faire connaître le «Traité de la Vraie Dévotion».

A la même époque, tout à côté de Fourvière, dans une maison des Dames du cénacle, fondée par la future sainte Thérèse Couderc, une religieuse, appelée Mère Scat, originaire de lille, avait fait prêcher par un prêtre du diocèse, des conférences sur le «Traité de la Vraie Dévotion», le deuxième dimanche du mois, à 15 heures. Et voici que le prêtre qui assurait ces conférences étant tombé malade, la Mère Scat, qui avait entendu parler du vicaire de la cathédrale, envoya quatre membres de son groupe marial à Lourdes, pour demander à Notre Dame qu’il puisse assurer ces conférences à la place du prêtre malade. Leur pèlerinage terminé, elles sont venues me trouver d’un air bien innocent, pour me demander si je pouvais prêcher ces conférences.
«Mais, leur ai-je répondu, je suis très pris par mon ministère de vicaire, je ne peux vraiment pas».
Là-dessus, insistant, elles m’ont dit : «Mais au moins cinq ou six dimanches ?».
Je leur ai dit : «Allez demander à mon curé, le chanoine Gailland».
Celui-ci devait répondre : «Oui».

En fait de 5 ou 6 conférences, elles m’en ont fait prêcher cent, pendant 10 ans de suite, si bien que, plus tard, nommé sous-directeur de l’enseignement libre, devenant responsable des 852 écoles du diocèse de Lyon qui, à ce moment-là, comprenait également le diocèse de la Loire, je continuais à prêcher toujours ces conférences mariales.

Tableau de « Marie Médiatrice » apporté par l’abbé Georges Finet à Marthe Robin

« Il me fut demandé de porter moi-même ce tableau de Marie Médiatrice »

Vers le mois de décembre 1935, une dame qui connaissait bien Marthe devait conduire Mlle Blanck auprès d’elle. Au cours de la conversation, Marthe lui demanda de lui procurer un portrait de la Sainte vierge, de préférence de Marie Médiatrice, pour le placer dans l’école de filles, fondée deux ans auparavant par le curé de Châteauneuf, l’abbé Faure. Mlle Blanck possédait précisément une grande gravure de Marie Médiatrice de toutes grâces. Rentrée à Lyon, elle la fit aquareller et encadrer, ce qui, désormais, en faisait un beau tableau ; mais il fallait l’emporter à Châteauneuf. Sachant que je prêchais des conférences mariales, il me fut demandé de porter moi-même ce tableau.

C’était le 10 février 1936.

L’abbé Georges Finet et l’abbé Georges Faure (curé de la paroisse de Châteauneuf-de-Galaure)

« Marthe Robin, une âme d’élite… »

Arrivé à la cure, je saluai le curé qui me dit : «Voulez-vous voir ma paroissienne?»
«Qui est-ce ?» lui ai-je répondu.«Marthe Robin, une âme d’élite».
«Oh, lui ai-je répondu, je connais beaucoup d’âmes d’élite, parce que je confesse beaucoup de femmes».
«Oui, m’a-t-il dit, mais elle est d’une qualité supérieure».

Si bien qu’à 11 heures et demie, nous montions à la petite ferme où habitait Marthe, avec mon auto, mon tableau et mon curé.

Arrivés chez elle, l’abbé Faure entra directement dans la chambre de Marthe. Pendant ce temps, assise devant la grande table de la cuisine, je voyais Mme Robin, la maman de Marthe, qui préparait le repas de midi. Son père était assis sur une chaise avec un orteil blessé : accident du travail. le curé tardant à sortir, j’enlevai les ficelles, puis les papiers qui enveloppaient le tableau. Enfin, sortant de la chambre de Marthe, l’abbé Faure m’a dit : «Marthe demande que vous apportiez vous-même ce tableau». J’ai cru que j’amenais la Sainte Vierge. En fait c’est elle qui m’amenait auprès de Marthe.
Celle-ci admira beaucoup le tableau et nous fîmes ensemble une prière. Je suis alors descendu déjeuner à la cure, étant bien convenu que je remonterais la voir, à 2 heures de l’après-midi.

Marthe Robin et le Père Finet, fondateurs des Foyers de Charité

« Notre conversation devait durer trois heures de suite »

Je remontais tout seul auprès de Marthe pour «ma visite», à 14 heures, aux premières vêpres de Notre Dame de Lourdes. Notre conversation devait durer trois heures de suite.

Pendant la première heure, Marthe me parla uniquement de la Sainte vierge. J’ai dû constater qu’elle connaissait bien mieux la Sainte vierge que moi qui, cependant, la faisais connaître au cénacle depuis plusieurs années.

Dans la deuxième heure, changeant de ton, elle me parla des événements douloureux et heureux qui allaient se produire. Je passe sur les événements douloureux. voici ce qu’elle me dit sur ces événements heureux. Elle m’annonçait notamment une Nouvelle Pentecôte d’Amour qui serait précédée d’un profond renouveau de l’église, et marquée d’un grand élan missionnaire où de nombreux laïcs s’engageraient dans cet apostolat.

«Mais qui formera ces laïcs ?»
«Dans beaucoup d’endroits, me répondit-elle, notamment dans les Foyers de Lumière, de Charité et d’Amour». Pour la première fois, j’entendais cette appellation. J’ai compris plus tard que la lumière était l’enseignement du prêtre qui devait nous mener à Dieu Amour. Mais pour cela, il faut d’abord pratiquer la charité fraternelle. c’est ce que nous avons résumé, en les appelant : Foyers de charité.

« Monsieur l’abbé, j’ai une demande à vous adresser de la part de Dieu… »

Il était 16 heures… Marthe, me regardant avec assurance, me dit :
«Monsieur l’abbé, j’ai une demande à vous adresser de la part de Dieu : c’est vous qui devez venir à Châteauneuf pour fonder le premier Foyer de Charité».
Dans ma surprise, je lui ai répondu : «Mais, je ne suis pas du diocèse !».
«Qu’est-ce que cela peut faire puisque Dieu le veut !».
«Ah ! excusez-moi, je n’y avais pas pensé ! Mais pour faire quoi ?».
«Bien des choses, me dit-elle, notamment pour prêcher des retraites.»
«Je ne sais pas faire !»
«Vous apprendrez.»
«Des retraites de trois jours ?»
«Non, me répondit-elle, car en trois jours on ne change pas une âme. La Sainte Vierge demande cinq jours pleins.»
«Mais à qui s’adresseront ces retraites ?»
«Pour commencer, à des dames et jeunes filles.»
«Mais, entre chaque conférence, lui ai-je répondu, j’organiserai des carrefours pour que les retraitants puissent échanger leurs impressions ?»
«Non, non, m’a-t-elle dit, la Sainte Vierge demande le silence complet.»
«Comment pourrai-je demander à des femmes de garder le silence pendant cinq jours ?»
Elle me dit : «Mais puisque Dieu le demande…»
«Ah! excusez-moi, je n’y avais pas songé.»
J’ai donc dû accepter.

« Quelle aventure ! »

«Où prêcherai-je ces retraites ?»
«Pour commencer, dans l’école de filles.»
«Est-elle préparée pour cela ?»
«Non, m’a-t-elle dit, il faudra beaucoup l’aménager.»
«Mais qui réalisera ces travaux ?»
«C’est vous-même.»
«Mais avec quel argent ?»
«Ne vous tourmentez pas, la Sainte Vierge y veillera.»
«Comment pourrai-je faire venir des retraitants dans ce village inconnu ?»
«C’est la Sainte Vierge elle-même qui vous les enverra.»
«A quelle date devrai-je prêcher cette première retraite ?»
«Le lundi 7 septembre pour la terminer le dimanche suivant».
«Je ne puis refuser, mais encore dois-je demander l’autorisation de mes supérieurs.»
«Ah oui ! vous devez vous mettre dans l’obéissance.»
Sortant de la chambre de Marthe, je pensais : «quelle aventure ! », mais la foi n’est-elle pas souvent une aventure ?…

« Marthe Robin, elle est d’Eglise ! »

Immédiatement, je quittai Châteauneuf, emmenant avec moi le Père Faure, pour l’accueillir à Lyon à la Direction de l’Enseignement.
Dès le lendemain, 11 février, fête de la première apparition de la Sainte vierge à Bernadette, nous célébrions la messe à Fourvière pour les Foyers de lumière, de charité et d’Amour.
Dans la matinée, j’allai trouver mon supérieur, Mgr Bornet, responsable des écoles chrétiennes du diocèse, qui m’écouta attentivement et me répondit :
«Mon cher ami, vous devez accepter».
Même réponse du vicaire général, Mgr Rouche.
Quant à mon Père spirituel, le R.P. Albert valensin, s.j., professeur de théologie aux Facultés catholiques de Lyon, spécialiste des états mystiques, il m’arrêta dès mes premières confidences : «Marthe Robin, je la connais. Mgr Pic, l’évêque de Valence, m’a conduit auprès d’elle ces derniers temps, et j’ai pu m’entretenir avec elle durant trois heures. Marthe Robin : Catherine de Sienne, elle est d’Eglise. Je serai toujours avec vous pour vous aider, vous soutenir et à l’occasion vous défendre. Marchez !»
Encouragé par cette réponse catégorique, je partis pour Valence rencontrer Mgr Pic, qui m’accueillit les bras ouverts.

« C’est ainsi que je reçus le nom de père… »

Le 7 septembre au soir, 33 retraitantes sont arrivées, dont une cousine du comte de Paris, deux professeurs de Lyon qui devaient rester ici comme premières vocations : Marie-Ange Dumas et Hélène Fagot ; d’autres personnes de Lyon et des environs.
Le 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge, tombant un mardi, c’est ce soir-là que l’abbé Faure monta porter la communion à Marthe ; je lui ai demandé de l’accompagner. Au moment où Marthe allait se confesser, car elle portait les péchés du monde entier, son curé s’apprêtant à le faire lui-même, elle l’arrêta et lui dit : «Non, pas vous, mais le Père !» De même pour la communion. c’est ainsi que je reçus le nom de père que je partage aujourd’hui avec tous les pères des Foyers de charité. »

Foyer de Charité de Châteauneuf de Galaure

Les Foyers de Charité d’Europe se rencontrent

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Ils sont arrivés au Foyer de Charité de Courset (Pas de Calais) des 4 coins de France, de la Réunion, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Belgique, d’Italie et de Pologne… En train, en avion, en voiture, en bus, à pied… Pas moins de 200 participants de 20 Foyers de Charité d’Europe se sont retrouvés du 22 au 27 octobre 2018…  le bonheur des retrouvailles !

Quelle joie de découvrir la beauté de cette région sous un soleil chaleureux et de savourer les produits du terroir : bière, tarte au maroilles, carbonades… Vive le Pas-de-Calais !

Parmi les visiteurs de la semaine, le curé de la paroisse, le père abbé de Wisques, le maire de la petite commune de Courset et Mgr Jaeger, l’évêque du lieu, qui a présidé l’eucharistie mercredi, rappelant la place que tenait le Foyer de Courset dans son diocèse. « Les Foyers sont d’Église et pour l’Église… »

La présence continue du Père modérateur, le père Moïse Ndione, celle du secrétariat général de l’Œuvre des Foyers, nous renvoyaient à l’Œuvre tout entière. Les 23 bougies représentant chacun des Foyers d’Europe ont, pendant toute la semaine, entouré l’autel : toutes de tailles différentes mais répandant la même lumière : chaque Foyer rayonne à sa manière, mais tout s’ordonne ensemble.

Ce fut une véritable réunion de famille avec beaucoup de vérité dans les échanges : se réjouir avec ceux qui sont dans la joie mais aussi pleurer avec ceux qui pleurent, toucher du doigt le poids de fidélité et de fécondité de chacun.

Pendant ces quelques 5 jours, un programme riche et intense, qui a commencé en laissant résonner l’appel à la sainteté :

« Je veux, disait Jésus à Marthe Robin dans le Texte fondateur, que tous les membres de l’Œuvre soient des saints ! Qu’ils rayonnent par l’exemple d’une vie profondément surnaturelle… »

Il était bon de réentendre cet appel à la lumière de l’exhortation Gaudete et Exsultate du Pape François :

« N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce. »

Les interventions et les échanges étaient axés à la fois sur les 4 orientations votées par l’Assemblée de 2016 et l’actualité de l’Eglise et de nos Foyers. Ils nous permettaient de mesurer et d’approfondir le trésor que nous pouvons offrir au monde, même s’il est porté par des vases d’argile. L’action de grâces, la louange, comme la demande de pardon, étaient au cœur de la rencontre.

«Témoins de grandes résurrections spirituelles, nous ne pouvons pas nous enorgueillir de ces réussites, si ce n’est de vérifier la fidélité à notre charisme. Nous n’avons pas eu peur d’aborder de nombreux sujets, même les sujets difficiles, parce que seule la vérité rend libre, avec l’option préférentielle (qui est celle de l’Eglise) pour les pauvres, les petits, les blessés. »  (Père Moïse)

Cette rencontre a été possible grâce à nos amis de « l’Alliance », que nous remercions d’avoir pris en charge l’organisation en assurant tous les services dans la joie pour nous permettre de profiter au maximum des interventions. Ils étaient  » ce plus grand Foyer » que Marthe voulait et aimait.

« « Etre petit en tout, grand seulement par l’amour ». On a vraiment fait Alliance entre nous, en vivant une véritable communion de prière, d’amitié et de service. J’ai senti ce plus grand foyer qui est en train de naître… » (un membre de l’Alliance)

Nous avons aussi été portés par la prière des élèves de l’École qui avaient préparé un cadeau pour chacun : signet et petite faïence représentant la maison de Marthe.

Merci à chacun pour la joie partagée, pour l’atmosphère fraternelle dans la simplicité et la vérité. Merci à tous ceux qui étaient de cœur avec nous, unis par la prière et l’offrande.

Communiqué au sujet du Foyer de Charité de Baye

COMMUNIQUE au sujet du Foyer de Charité de Baye

suite à l’annonce du Procureur de la République de Châlons-en-Champagne

Ce lundi 29 octobre 2018, le Parquet de Châlons-en-Champagne a publié un communiqué de presse annonçant que l’enquête préliminaire ouverte pour « agressions sexuelles sur mineur de quinze ans par personne autorité », au sujet du père François-Jérôme Leroy, avait été classée sans suite.

« Les nombreuses auditions et investigations n’ont pas permis de retrouver le moindre élément venant confirmer les accusations portées à l’encontre de François-Jérôme Leroy » note ce communiqué.

Cette nouvelle est un immense soulagement, pour lui bien sûr, pour ses proches, et pour les membres des Foyers de Charité.

Nous remercions le père François-Jérôme Leroy et la communauté du Foyer de Charité de Baye qui ont accueilli les mesures de prudence décidées afin de permettre à l’enquête de se dérouler en toute sérénité et de protéger chacun.

Le procureur de la république de Châlons-en-Champagne annonce également sa décision d’engager « des poursuites à l’encontre du couple pour l’infraction de dénonciations calomnieuses ». Nous prenons acte de cette décision et espérons que la justice pourra faire toute la lumière sur ces faits.
Le drame et la souffrance des personnes victimes d’abus ne peuvent en aucune manière être instrumentalisés.

Le Parquet précise que l’enquête sur des faits d’agressions sexuelles commis par le père Michel Blard (décédé en 2014) sur des enfants dans les années 1960-1970 se poursuit.

Nous rappelons l’engagement des Foyers de Charité dans la lutte contre toute forme d’abus et la protection de toute personne séjournant dans nos communautés.

A cet effet, voici l’adresse de la cellule que nous avons mise en place :

Cellule de lutte contre les abus
Les Foyers de Charité
85 rue Geoffroy de Moirans
26330 Châteauneuf de Galaure
Mail : paroledevictime@lesfoyersdecharite.com

Père Moïse NDIONE
Père Modérateur de l’Œuvre des Foyers de Charité

***

ANNEXES :

Communiqué de presse du parquet de Châlons-en-Champagne

Communiqué de Mgr Touvet, évêque de Châlons

La retraite fondamentale : enseigner et nourrir

Curé de Saint Honoré d’Eylau, à Paris, le père Michel Gueguen vient régulièrement prêcher des retraites spirituelles dans les Foyers de Charité. Il dévoile sa vision des grandes caractéristiques de la « retraite fondamentale ».

Père Michel Guéguen

Article publié dans la revue bimestrielle des Foyers de Charité, l’Alouette n°293 – Février 2016

LA RETRAITE FONDAMENTALE : ENSEIGNER et NOURRIR

Par quoi commencer ? voici une question qui s’impose à moi au moment où j’écris ces lignes, parce qu’elle est celle que je me pose quand je prêche une retraite fondamentale. Le commencement doit indiquer le projet et mettre en route ; par exemple, la présentation du dessein de Dieu (Ep 1,3-14) . J’aime commencer une retraite par un évangile, c’est donc par un évangile que je commencerai cette présentation, celui de la multiplication des pains (Mc 6,30-44) .
Le point de départ est en effet une invitation de Jésus à l’adresse de ses apôtres : «Venez à l’écart vous reposer un peu». Si le projet semble contrarié par la venue d’une foule nombreuse, en réalité,  c’est dans une même pitié que Jésus va rassembler les nouveaux venus et les apôtres, les uns pour les enseigner et les nourrir, les autres pour les associer à sa tâche de pasteur : «Donnez-leur vous-mêmes à manger». Enseigner et nourrir peuvent être synonymes. Ensemble, ils expriment le souci du Christ de prendre en charge la totalité de la personne.

Un enseignement pour l’intelligence et le coeur

Enseigner et nourrir sont les indications que Jésus a données à Marthe à propos de la mission des Foyers de charité. Marthe témoigne : «Jésus me parla de l’Œuvre splendide qu’il voulait réaliser ici… par l’enseignement religieux qui y serait donné». Plus loin, parlant du prêtre qu’Il a choisi et élu dans son cœur pour édifier cette œuvre avec Marthe, Jésus évoque les collaborateurs qu’il lui donnera… «pour l’aider à absoudre, instruire et nourrir les âmes, les conduire à son amour». Enseigner et nourrir sont ici synonymes, désignant plus particulièrement la vocation des pères de Foyer : «l’enseignement, c’est notre vocation» disait le père Finet. Un enseignement qui n’est pas que pour l’intelligence, mais aussi pour le cœur : il ne suffit pas d’entendre et de comprendre, il faut aussi se convertir et se mettre en route. Mais enseigner et nourrir peuvent, dans leur différence, signifier la vocation d’un Foyer tout entier, de la communauté qu’il rassemble. c’est une des caractéristiques des Foyers et de la retraite qu’ils proposent, de prendre en charge la totalité d’une personne. c’est même à mon sens la première d’entre elles.

Père et membres accueillent

De fait, c’est une communauté qui accueille. Le Père enseigne, c’est vrai, mais il n’est pas exclu que des membres participent à cette tâche. Mais surtout la communauté n’est pas à côté de lui au sens où elle ne veillerait qu’aux à-côtés de l’enseignement. C’est elle, père et membres, qui accueille. Enseignement et nourriture se retrouvent dans chacune des vocations qui constituent une communauté de Foyer de charité. On a l’habitude de dire : ce que le père enseigne, la communauté le vit. c’est vrai, mais le père tâche aussi de vivre ce qu’il enseigne et, de ce point de vue, il est membre de la communauté, et la communauté enseigne aussi, par sa vie, sa prière et son accueil fraternel. Elle est comme une matrice car s’il faut se convertir, un milieu est nécessaire pour être libéré de ses liens, être en quelque sorte régénéré. Aujourd’hui, dans l’Eglise, il y a beaucoup de propositions de retraites. certaines d’entre elles ont été encouragées par l’église qui y a reconnu une volonté du Christ, je pense en particulier aux exercices de St Ignace. Ce qui différencie la retraite des Foyers, c’est que c’est une retraite en communauté, dans une famille où chacun trouve une place, et une retraite qui est proposée à tous.

Membres du Foyer de Charité de Thorn (Pays-Bas)

Cinq jours pour exposer la cohérence de la foi chrétienne

La deuxième caractéristique d’une retraite fondamentale tient dans l’aspect complet de l’enseignement, qui est comme un écho de la totalité de la prise en charge de chacun, comme de l’ouverture à tous. La foi tout entière y est exposée, comme une «synthèse doctrinale». Il faut du temps pour cela. cinq jours sont nécessaires si on veut convertir, disait Marthe. Cinq jours ne sont pas moins nécessaires pour exposer un tout et en montrer la cohérence, comment chaque partie résonne avec l’ensemble. On touche quelque chose de l’analogie de la foi, c’est-à-dire le fait que tous les mystères soient liés entre eux, qu’en creuser un dispose à comprendre tous les autres, que chacun des mystères soit une porte authentique pour entrer dans l’unique Mystère de Dieu. De ce point de vue, la récitation quotidienne du chapelet participe de la même finalité. Nous nous confions à la vierge pour que, par l’un des mystères, elle nous introduise plus avant dans l’insondable Mystère de Dieu. On parle d’une synthèse doctrinale, on peut aussi évoquer un itinéraire de foi, à l’image des pèlerins d’Emmaüs que le christ conduit à revisiter l’entièreté de la mémoire d’Israël (lc 24,13-35) . Un itinéraire qui passe par l’essentiel des affirmations de la foi pour en montrer la cohérence, ce qu’exprime, dans l’Evangile, la mise en évidence par le Christ d’un fil rouge : «il fallait que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire». Cet itinéraire doit nécessairement aboutir à un acte de foi. Dans l’évangile, il s’agit de la reconnaissance du Christ dans la fraction du pain. De ce point de vue, l’Eucharistie quotidienne sera un élément essentiel de la retraite. L’enseignement et la nourriture y trouvent leur accord parfait : une parole qui nourrit en vue d’une nourriture qui est le Verbe incarné, auquel je m’unis par ma propre parole : «Amen», je crois.

La présence particulière de la Vierge Marie

La dernière caractéristique que je mettrai en valeur, même si elle différencie moins les Foyers d’autres lieux de retraites, est la place accordée à la Vierge Marie. En réalité, comme on l’a vu à propos du chapelet, elle participe du projet de fond d’un Foyer : «Ma très Sainte Mère y accomplira des merveilles éclatantes… elle conduira elle-même, par sa présence maternelle, (le) Foyer» annonçait le Christ à Marthe. Au terme d’une retraite, les Foyers proposent un renouvellement des promesses baptismales. Celles-ci sont confiées tout spécialement à la Vierge Marie. La Vierge est une femme pratique qui, à côté du Christ, remarque les manques de notre vie, en parle à son Fils et nous conduit à obéir à sa Parole.
Elle a accompagné chacun des jours de la retraite, elle continuera d’accompagner au-delà, c’est-à-dire de veiller à ses fruits. Pratique, elle nous aide à choisir une bonne résolution, sans quoi nos promesses baptismales pourraient rester lettre morte. Une bonne résolution, c’est ce qui est à notre portée maintenant et dans quoi nous pouvons raisonnablement durer… jusqu’à la prochaine retraite.

Père Michel GUEGUEN, prêtre du diocèse de Paris (FRANCE)

« Venez, ô mon si doux Jésus,
venez dans mon petit cœur qui a faim et soif de Vous recevoir.
Rendez-moi bonne, aimante,  confiante, obéissante comme vous me voulez. »
Marthe Robin – 8 août 1930

Message aux membres et aux amis des Foyers de Charité au sujet du père André-Marie van der Borght

Message du père Moïse Ndione, père Modérateur de l’oeuvre des Foyers de Charité, aux membres et aux amis des Foyers de Charité

 

Bien chers pères et bien chers membres laïcs de l’œuvre des Foyers,
Chers amis des Foyers de Charité,

 

C’est avec une grande tristesse que je souhaite, avec les responsables du Foyer de Charité de Tressaint (Côtes d’Armor), vous informer d’éléments importants sur le prêtre fondateur de ce Foyer.

En effet, plusieurs témoignages ont été portés à ma connaissance et font état de gestes déplacés et de comportements inappropriés que le père André-Marie van der Borght a eus à l’égard de femmes, notamment dans le cadre de l’accompagnement et du sacrement du pardon. Ces gestes sont inacceptables de la part d’un prêtre.

Bien que le père van der Borght soit décédé en 2004 et qu’une action en justice ne soit plus possible, il me semble essentiel de vous partager cette information pour permettre à des femmes qui auraient été blessées par ces attitudes et qui n’auraient jamais osé en parler, d’être entendues et reconnues si elles le souhaitent. J’éprouve une immense compassion pour ces femmes et me tiens à la disposition de toute personne qui souhaiterait apporter son témoignage personnel.

Au nom de l’Œuvre des Foyers de Charité, je veux demander pardon pour ces actes qui ont trahi la confiance qui était faite à un prêtre, et vous dire que nous condamnons tout geste ou parole qui puisse porter atteinte à la liberté ou à l’intégrité de la personne.

J’affirme à nouveau notre devoir de garantir la protection, la liberté de toute personne séjournant dans les Foyers de Charité, en particulier les enfants et les personnes vulnérables. Notre engagement dans la prévention et le traitement des cas d’abus est entier et doit tous nous mobiliser.

Je vous demande de faire nôtre l’invitation lancée par le Pape François dans sa lettre au Peuple de Dieu du 20 août 2018 :

« Si par le passé l’omission a pu être tenue pour une forme de réponse, nous voulons aujourd’hui que la solidarité, entendue dans son acception plus profonde et exigeante, caractérise notre façon de bâtir le présent et l’avenir, en un espace où les conflits, les tensions et surtout les victimes de tout type d’abus puissent trouver une main tendue qui les protège et les sauve de leur douleur. Cette solidarité à son tour exige de nous que nous dénoncions tout ce qui met en péril l’intégrité de toute personne »

Je redis ma disponibilité à recevoir toute personne qui aurait été concernée. Si vous souhaitez prendre contact par courrier ou par mail, notre « cellule de lutte contre les abus » a reçu pour mission de recueillir tout témoignage concernant des faits commis dans les Foyers de Charité :

Cellule de lutte contre les abus
Les Foyers de Charité
85 rue Geoffroy de Moirans
26330 Châteauneuf de Galaure
paroledevictime@lesfoyersdecharite.com

La Conférence des évêques de France peut également recevoir des témoignages via l’adresse mail : paroledevictimes@cef.fr

Ces révélations ne doivent cependant pas occulter tout le bien et le rayonnement du Foyer de Tressaint. Je suis convaincu, en tant que père Modérateur, que ce Foyer va ainsi continuer à porter du fruit pour ceux qui le fréquentent, fort du regard de vérité qui aura été porté sur son histoire.

Portons tout cela dans notre prière personnelle et celle de nos communautés.

 

Père Moïse Ndione
Père Modérateur de l’Œuvre des Foyers de Charité

Dans les Caraïbes, il y a aussi des Foyers de Charité !

Les quatre Foyers de Charité des Caraïbes ont vécu leur « assemblée familiale » du 23 avril au 6 mai 2018 en Martinique

Vue du Foyer de Charité de Martinique

Les Caraïbes sont célèbres pour leurs plages de sable fin et leurs cocotiers, destinations rêvées pour des vacances… Saviez-vous que quatre Foyers de Charité sont implantés dans cette région du monde pour être des lieux de ressourcement et de retraites spirituelles ouvertes à tous ?

Depuis le 23 avril et jusqu’au 6 mai, les Foyers de Charité des Caraïbes se sont retrouvés en Martinique au Foyer de Charité de Trinité (www.trinitefoyer.fr/). Une rencontre de famille qui a rassemblé 38 personnes, membres des Foyers de Sainte-Marie (Port-au-Prince – Haïti), de La Miséricorde Divine (Les Cayes – Haïti), de Notre-Dame-de-Fatima (Sainte-Rose – Guadeloupe) et donc du Foyer de Martinique.

L’objectif de cette rencontre – à laquelle participait le père Moïse Ndione, père modérateur des Foyers de Charité – était d’approfondir la vocation de membres des Foyers et progresser ensemble en vue de la mission.

Parce qu’Internet est capable de réduire les distances, que diriez-vous de faire connaissance avec les Foyers des Caraïbes via leur site Internet ?

www.trinitefoyer.fr/ (#Martinique)
http://saintemarie.foyer.fr/home/ (#Haïti)
www.foyerdecharitegdpe.com (#Guadeloupe)

Bien mieux que des mots, CLIQUEZ ICI pour découvrir les temps forts de cette rencontre en photos et en vidéos.

Vue du Foyer de Charité de Trinité, en Martinique
Travail et formation pendant la rencontre
Mgr David Macaire et des membres des Foyers de Charité d’Haïti